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11 septembre 2026·Orientation

Formation d'infirmiers et aides-soignants : cinq élèves racontent

Par Élise Vasseur · Orientation

À Chaumont, l'Institut de formation en soins infirmiers et d'aides-soignants accueille sa nouvelle promotion 2026. Derrière chaque inscription se cache un parcours singulier : reconversion professionnelle, vocation née d'un stage ou expérience familiale marquante. Cinq élèves reviennent sur ce qui les a menés vers les métiers du soin.

Des parcours de vie qui mènent au soin

L'IFSI-IFAS de Chaumont forme cette année 188 étudiants. Parmi eux, 60 sont entrés en première année de formation en soins infirmiers et 24 en formation d'aide-soignant.

Plus de la moitié des élèves viennent de la Haute-Marne ou des départements limitrophes comme l'Aube et la Côte-d'Or. Mais certains ont parcouru des centaines de kilomètres pour rejoindre l'institut.

Émilie, 40 ans : de la grande distribution au soin

Originaire de Lille, Émilie confie au Jhm qu'elle est arrivée à Chaumont en 2023 après vingt ans passés dans la grande distribution. C'est le décès de son père, qu'elle a accompagné dans la maladie, qui a déclenché sa vocation.

« Je gérais tout au quotidien, sauf la toilette, car je voulais respecter sa pudeur », explique-t-elle. Confrontée aux difficultés pour obtenir une aide à domicile, elle s'est interrogée sur la solitude des personnes âgées.

Elle a intégré la formation en août 2026 pour rendre hommage à son père. « Il me disait que c'était fait pour moi. En devenant aide-soignante, j'espère retrouver le contact humain que nous avons perdu dans la grande distribution. »

Meryem, 48 ans : une évolution professionnelle

Arrivée du Maroc en France en 2001 et mère de deux enfants, Meryem a suivi une formation d'auxiliaire de vie en 2003. Elle a ensuite travaillé à l'ADMR de Dijon, à l'Adapa, puis à l'ADMR de Chaumont.

« Souhaitant évoluer professionnellement, j'ai choisi de suivre la formation d'aide-soignante », indique-t-elle. Elle partage maintenant son parcours avec Émilie au sein de la même promotion.

De jeunes vocations confirmées par l'expérience

Théo, 18 ans : du bac pro aux soins infirmiers

Venu de Salon-de-Provence, Théo fait partie de la nouvelle promotion d'élèves infirmiers. Après un baccalauréat professionnel accompagnement, soins et services à la personne, il a découvert sa vocation lors de stages en clinique et en maison de retraite.

Pompier volontaire, il a également travaillé en Ehpad. « Ce qui me plaît dans le métier d'infirmier, c'est qu'on est au service des autres : nous sommes là pour soulager leur douleur. »

Malgré le changement climatique entre la Provence et la Haute-Marne, il ne regrette pas son choix d'orientation.

Maxin, 21 ans : une révélation à l'hôpital

Originaire de Haute-Savoie, Maxin entre en première année d'études infirmières. Elle a suivi une formation d'auxiliaire de santé en Suisse avant de travailler dans différents établissements : foyer d'accueil médicalisé, Ehpad et unité de soins de longue durée.

« J'ai découvert le métier d'infirmière en rendant visite à mon grand-père à l'hôpital. J'ai su tout de suite que je voulais faire cette profession », raconte-t-elle. Pour elle, le métier va au-delà des soins techniques : « Nous apportons du réconfort aux patients. »

Julie, 39 ans : une vocation familiale

Originaire de Laferté-sur-Aube, Julie commence ses études d'infirmière à 39 ans. Issue d'une famille liée au médical — mère aide-soignante, frère pompier et ambulancier, mari infirmier — elle a exercé pendant douze ans comme aide médico-psychologique.

« La fibre médicale m'est venue lorsque je me suis occupée de mon père, atteint d'un cancer », confie-t-elle. Encouragée par son frère et son mari, elle a finalement candidaté à l'IFSI-IFAS.

Une rentrée placée sous le signe de l'intégration

Le vendredi 11 septembre 2026, l'institut organisait sa traditionnelle journée d'intégration. Destinée aux étudiants de première année en soins infirmiers et aux élèves aides-soignants, cette rencontre leur a permis de faire connaissance.

Répartis en équipes de dix, les participants ont découvert la ville de Chaumont à travers un jeu d'énigmes. Ils devaient partir à la recherche de différents lieux et monuments et s'y prendre en photo.

De retour à l'IFSI-IFAS, chaque groupe a présenté le résultat de son parcours devant les autres participants. Une manière ludique de créer les premiers liens entre étudiants et de découvrir leur nouvel environnement.

« Aujourd'hui, nous accueillons 188 étudiants dans nos murs », précise Laure Kwasiak, directrice adjointe de l'établissement.

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