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8 septembre 2026·International

Belgique : Degryse salue la résilience du système scolaire en FWB

Par Estelle Schneider · Actualité éducative

Au lendemain de la publication de l'enquête PISA 2025, Elisabeth Degryse adopte un ton optimiste. La ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles juge le système éducatif francophone résilient, une position qui contraste avec les critiques de sa ministre de l'Éducation Valérie Glatigny.

Une lecture positive des résultats PISA

Dans un message publié sur Instagram mercredi 9 septembre 2026, Elisabeth Degryse dit vouloir "apporter de la nuance aux analyses" des résultats de l'enquête PISA. La ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles invite à "voir le verre plutôt à moitié plein".

Selon elle, "dans un paysage global peu réjouissant, le système éducatif de la Fédération Wallonie-Bruxelles se montre plutôt résilient et réduit même les inégalités". Elle se félicite de cette performance.

À la lumière des résultats engrangés par les élèves francophones belges qui n'ont jamais doublé, la dirigeante des Engagés juge même que "le niveau de notre enseignement est très bon".

Un recul moins prononcé qu'ailleurs

L'étude PISA 2025, publiée mardi, a révélé un recul historique des compétences des jeunes de quinze ans en mathématiques, en sciences et en lecture dans l'ensemble des pays participants.

Ce reflux apparaît toutefois moins prononcé en Fédération Wallonie-Bruxelles, qui évolue toujours dans la moyenne des pays de l'OCDE. Ce constat constitue la base de l'analyse positive portée par Elisabeth Degryse.

La ministre-présidente concède néanmoins que la FWB se doit de "mieux accompagner les élèves en difficultés", reconnaissant ainsi les points d'amélioration nécessaires.

Un contraste avec la position de Glatigny

Cette prise de position plutôt positive contraste fortement avec les commentaires livrés la veille par Valérie Glatigny, ministre de l'Éducation et membre du MR.

La libérale s'était montrée bien plus critique envers le bulletin PISA de la FWB. "Ne cachons pas la poussière sous le tapis : ce ne sont pas de bons résultats", avait-elle commenté mardi.

"Nous ne pouvons pas nous satisfaire d'être les 'moins mauvais'", avait ajouté Valérie Glatigny, marquant une divergence d'analyse avec sa ministre-présidente sur l'état de l'enseignement francophone.

Deux lectures d'une même réalité

Cette opposition de ton entre les deux membres du gouvernement de la FWB illustre deux façons d'interpréter les mêmes données. D'un côté, une volonté de valoriser la résilience du système face à une tendance mondiale défavorable.

De l'autre, une exigence de résultats absolus qui refuse de se contenter d'une performance relative aux autres pays. Les deux approches reflètent des philosophies différentes sur les objectifs à fixer au système éducatif.

Cette divergence intervient alors que la FWB doit définir les priorités de sa politique éducative pour les prochaines années, dans un contexte où les résultats PISA servent traditionnellement de référence.

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