Une enseignante belge perd deux tiers de son horaire avec la réforme
Pauline Baldewyns enseigne les arts plastiques dans une école d'Auderghem, en Belgique. Depuis l'entrée en vigueur de la réforme de l'enseignement portée par la ministre Valérie Glatigny, elle a perdu environ deux tiers de son horaire et plusieurs centaines d'euros de salaire mensuel.
La réforme réduit drastiquement l'horaire des enseignants non nommés
Pauline Baldewyns subit de plein fouet les effets de la réforme de l'enseignement mise en place par la ministre Valérie Glatigny en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Une perte d'heures qui bouleverse le quotidien
L'enseignante d'arts plastiques a perdu environ deux tiers de son horaire depuis l'application de la réforme. Cette diminution touche directement son statut professionnel et sa situation financière.
N'étant pas nommée, elle ne bénéficie d'aucune protection contre ces suppressions d'heures. Pour maintenir un revenu, elle doit compléter son emploi du temps avec davantage d'heures comme éducatrice.
Un impact financier direct
Les heures prestées en tant qu'éducatrice ne sont pas rémunérées au même tarif que les heures d'enseignement. Pauline perd ainsi plusieurs centaines d'euros de salaire chaque mois, malgré un temps de travail maintenu dans l'établissement.
Cette situation lui permet toutefois de rester au sein de son école et de continuer à être au contact des élèves, ce qu'elle considère comme essentiel.
Les enseignants se mobilisent au Parlement
Face à ces bouleversements, Pauline Baldewyns et ses collègues multiplient les actions pour faire entendre leur voix auprès des responsables politiques.
Une visite au Parlement en juin 2026
En juin 2026, l'enseignante s'est rendue au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles avec d'autres professeurs. L'objectif : interpeller directement la ministre Valérie Glatigny sur les conséquences concrètes de sa réforme.
Pour les enseignants mobilisés, il était très important que dans ce lieu de démocratie, la ministre puisse entendre directement comment ces mesures les impactent.
Une colère qui ne retombe pas
Au moment des manifestations de juin, les enseignants étaient animés par beaucoup de colère. Plusieurs mois plus tard, cette détermination reste intacte.
Pauline et ses collègues sont convaincus que rien n'est arrêté et qu'en continuant à se mobiliser, ils vont réussir à se faire entendre. L'avenir des enseignants, de leur école et de leurs élèves reste selon eux toujours aussi incertain.
Une réforme qui questionne l'avenir du métier
Au-delà du cas individuel de Pauline Baldewyns, cette situation illustre les effets concrets d'une réforme sur le terrain scolaire belge.
Des conséquences sur les disciplines artistiques
Les arts plastiques font partie des disciplines particulièrement touchées par les suppressions d'heures. Les enseignants de ces matières, souvent non nommés, se retrouvent en première ligne.
Pour maintenir leur emploi, beaucoup doivent accepter d'autres fonctions au sein des établissements, comme celle d'éducateur, avec des rémunérations inférieures.
Une précarisation qui s'installe
La multiplication des statuts précaires dans l'enseignement inquiète les syndicats et les professeurs mobilisés. Sans nomination, les enseignants subissent directement les ajustements d'horaires sans filet de sécurité.