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9 juin 2026·Examens

Baccalauréat : les règles à connaître le jour de l'épreuve

Par La rédaction moodschool

Des règles fixées par les textes, pas par l'établissement

Le déroulement des épreuves du baccalauréat obéit à une réglementation nationale, identique dans tous les centres d'examen. Elle couvre l'accès à la salle, les retards, les sorties et le matériel autorisé.

La session 2026 a réuni 714 700 candidats. Voici ce que prévoient les textes, tels que les récapitule Service-Public.

Les documents à présenter
Arriver à l'heure, et le cas du retard
Sortir de la salle
Ce qui est interdit en salle
En cas d'absence justifiée

Les documents à présenter

Convocation et pièce d'identité

Deux documents sont exigés pour accéder à la salle : la convocation et une pièce d'identité avec photo, en cours de validité ou périmée depuis moins de cinq ans.

Seuls trois documents sont acceptés : la carte nationale d'identité, le passeport ou le permis de conduire. Une carte scolaire, une carte vitale ou un abonnement de transport ne conviennent pas.

L'application France Identité sur smartphone est acceptée à l'entrée. Attention toutefois : elle n'est plus utilisable ensuite, le téléphone devant être éteint et rangé pendant toute la composition.

Les cas particuliers

  • Perte ou vol : présenter le récépissé de la déclaration faite auprès de la police ou de la gendarmerie
  • Candidat étranger sans pièce d'identité : demander au chef d'établissement un certificat de scolarité récent avec photo
  • Oubli constaté à l'avance : faire apporter les documents par un proche avant le début de l'épreuve

Arriver à l'heure, et le cas du retard

Une convocation trente minutes avant

Les candidats sont convoqués trente minutes avant le début de l'épreuve, le temps de procéder aux vérifications et de s'installer. La place est attribuée : on ne la choisit pas.

Ce que prévoit exactement la règle du retard

Le principe est strict : l'accès est interdit à tout candidat se présentant après l'ouverture de l'enveloppe contenant les sujets.

Une dérogation existe cependant. Le chef de centre peut, à titre exceptionnel, autoriser un candidat en retard à composer, si ce retard est indépendant de sa volonté et ne dépasse pas une heure après le début de l'épreuve.

Point souvent ignoré : aucun temps supplémentaire n'est accordé dans ce cas. Le candidat termine à l'heure prévue pour tous.

Au-delà d'une heure, l'accès est définitivement impossible, quel que soit le motif, et le candidat est considéré comme absent.

Quels motifs sont recevables

La condition tient en une formule : le retard doit être indépendant de la volonté du candidat. Une grève des transports ou un accident de circulation entrent dans ce cadre. Une panne de réveil, non.

L'appréciation revient au chef de centre, qui décide au cas par cas. Mieux vaut donc prévoir une large marge, surtout pour la première épreuve.

Sortir de la salle

Les toilettes

Les sorties aux toilettes sont interdites pendant la première heure, précisément pour éviter de croiser d'éventuels retardataires, sauf nécessité absolue et avec accompagnement.

Passée cette première heure, elles sont autorisées, mais un candidat à la fois et toujours accompagné par un surveillant.

La sortie définitive

Aucune sortie définitive n'est possible avant la fin de la première heure de composition. Ensuite, un candidat peut rendre sa copie et quitter la salle, sans possibilité de revenir.

Pour les élèves de terminale générale comme de première, mieux vaut utiliser tout le temps disponible pour relire, d'autant que la qualité rédactionnelle entre désormais dans la note.

Ce qui est interdit en salle

Téléphones et objets connectés

Tout appareil connecté est proscrit : smartphone, tablette, montre connectée, oreillette sans fil. Le téléphone doit être éteint et rangé dans le sac, ou confié au surveillant.

L'interdiction vaut même pour consulter l'heure. Une montre classique, non connectée, reste le moyen le plus sûr de gérer son temps. Le matériel effectivement autorisé, calculatrice ou dictionnaire selon les épreuves, est précisé sur la convocation.

L'intelligence artificielle

Recourir à un outil d'intelligence artificielle pendant une épreuve constitue une fraude. En pratique, cela suppose un appareil connecté, lui-même déjà interdit.

Les chiffres relativisent cependant l'ampleur du phénomène : sur 1 208 suspicions de fraude relevées en 2025, l'intelligence artificielle représentait 8,5 % des cas selon le ministère.

Les sanctions encourues

La fraude recouvre la communication entre candidats, l'usage d'un document ou d'un matériel non autorisé, et la substitution de personne.

Les sanctions disciplinaires vont du blâme à l'interdiction de subir tout examen conduisant au baccalauréat pendant cinq ans au maximum, avec nullité de l'épreuve concernée. La commission peut aussi annuler le groupe d'épreuves ou la session entière.

S'y ajoute un volet pénal : la fraude aux examens publics est passible d'une amende et d'une peine d'emprisonnement.

En cas d'absence justifiée

Une session de remplacement est organisée en septembre pour les candidats empêchés par un cas de force majeure : maladie, accident, hospitalisation, décès d'un proche.

Pour la session 2026, les écrits de remplacement des baccalauréats général et technologique étaient fixés du 7 au 10 septembre, l'épreuve anticipée de français au 10 septembre et celle de mathématiques au 11.

La demande se fait auprès du rectorat de l'académie, le plus rapidement possible, accompagnée de justificatifs. Une absence non justifiée entraîne la note zéro à l'épreuve concernée.

Les élèves de première générale doivent noter qu'il n'existe pas de rattrapage pour les épreuves anticipées de français : seule la session de septembre est possible.

Vous préparez le baccalauréat ? Retrouvez les fiches et exercices par matière sur la page terminale générale.

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