Lina, lycéenne du Var, première au concours général d'histoire
Lina, 17 ans, élève de première au lycée du Val d'Argens au Muy dans le Var, a remporté le premier prix d'histoire du concours général le 9 juillet 2026. Une victoire qui démontre que l'excellence scolaire ne se limite pas aux grands établissements parisiens.
Une victoire inattendue pour une lycéenne varoise
Lors de la cérémonie de remise des prix du 9 juillet 2026, Lina découvre son classement avec émotion. « Je ne m'y attendais pas du tout, je suis trop contente », confie la jeune femme. Il y a un an, elle ignorait jusqu'à l'existence de cette prestigieuse compétition.
Le lycée du Val d'Argens à Le Muy, commune d'un peu plus de 10 000 habitants, n'est pas un grand établissement parisien. Pourtant, c'est de là que vient Lina. « Parmi les personnes présentes à la cérémonie, personne ne connaît Le Muy, donc c'est encore plus gratifiant pour moi », explique-t-elle.
Un professeur déterminé à préparer ses élèves
Yves Chanteau, professeur d'histoire-géographie au lycée du Val d'Argens, refuse de réserver le concours général aux seuls élèves parisiens. Il avait déjà présenté une candidate il y a deux ans, sans succès à l'époque.
Dès le début de l'année, il repère Lina. « J'ai vu en elle un véritable amour pour la matière. Quand je posais une question complexe en cours, c'était elle qui répondait systématiquement », se souvient-il.
Une préparation intensive malgré les doutes
Face à la proposition de son enseignant, Lina hésite. « J'avais peur et je ne croyais pas en être capable. Je ne pensais pas avoir une chance d'être primée », avoue-t-elle. Avec un 16 de moyenne générale, elle finit par accepter après quelques jours de réflexion.
Son objectif : se prouver qu'elle pouvait disserter pendant six heures. Pour ne pas être déçue, elle décide de s'investir pleinement dans la préparation.
Des dizaines d'heures de travail
La lycéenne organise sa préparation avec rigueur. « Je me suis fait un planning de révisions pour mes cours d'histoire et j'ai approfondi chaque sujet en regardant des documentaires », détaille-t-elle.
Elle multiplie les séances de travail au CDI avec Yves Chanteau. Son professeur salue son implication : « Elle est travailleuse, sérieuse, tenace et impliquée au-delà de tout ce qu'on peut imaginer. Elle ne fait rien à la légère. »
L'annonce progressive des résultats
Après avoir passé les épreuves en mars, Lina attend de connaître ses résultats. Le 9 juin, une première bonne nouvelle arrive par mail pendant un cours avec M. Chanteau. Elle découvre son score mais ignore encore son classement.
L'enseignant mène ses propres recherches. « Le concours général est tellement plongé dans l'univers parisien que nous, professeurs et élèves de province, on ne sait pas ce qui est un bon score ou pas », explique-t-il.
Une découverte par étapes
Yves Chanteau contacte des confrères pour comparer le score de Lina à celui des vainqueurs précédents. Il l'informe progressivement de son rang potentiel, jusqu'à découvrir quelques jours avant la cérémonie qu'elle a atteint la première place.
« Évidemment je suis très fière de moi mais je suis surtout fière pour tous ceux qui vivent dans des petites villes. Avec ce prix, je montre que tout est possible », déclare Lina.
Une passion transmise par son père
Fille de pâtissière et de restaurateur, Lina attribue son intérêt pour l'histoire à son père. « Il a toujours essayé de m'expliquer plein de choses pour que je ne sois pas dépassée par le monde qui m'entoure », confie-t-elle.
Ses parents, venus assister à la remise des prix, affichent une fierté évidente. Pour l'avenir, la jeune femme envisage une fac d'histoire. « Mais ça a le temps de changer », assure l'élève de première.
Ce premier prix démontre que la réussite au concours général n'est pas réservée aux établissements de la capitale. L'investissement, la rigueur et l'accompagnement d'un enseignant déterminé permettent aux lycéens de toute la France de briller dans cette compétition prestigieuse.
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