Le Sénat propose trois pistes pour le continuum bac-3/bac+3
Le 9 septembre 2026, la commission d'enquête sénatoriale sur la capacité des universités à garantir l'excellence académique du service public présente ses conclusions. Trois pistes sont formulées pour améliorer le continuum bac-3/bac+3, c'est-à-dire le parcours entre la classe de troisième et la fin de la licence.
Les travaux de la commission d'enquête sénatoriale
La commission d'enquête du Sénat a été créée à l'initiative du groupe Les Républicains. Elle porte sur la capacité des universités françaises à garantir l'excellence académique du service public de l'enseignement supérieur.
Ses conclusions sont présentées le 9 septembre 2026. Parmi les sujets traités figure l'amélioration du continuum entre la fin du collège et la fin de la licence.
Qu'est-ce que le continuum bac-3/bac+3
Le continuum bac-3/bac+3 désigne le parcours d'un élève depuis la classe de troisième jusqu'à la troisième année de licence. Il couvre donc la fin du collège, l'ensemble du lycée et les trois premières années d'études supérieures.
Cette notion met l'accent sur la cohérence de l'accompagnement et de l'orientation à chaque étape. Les ruptures entre le collège, le lycée et l'université constituent un enjeu pour la réussite des élèves et des étudiants.
Trois pistes pour améliorer ce parcours
La commission d'enquête formule trois pistes pour renforcer ce continuum. Ces propositions visent à mieux articuler les différents niveaux d'enseignement et à faciliter la transition vers l'enseignement supérieur.
Le rapport ne détaille pas publiquement le contenu de chacune de ces trois propositions. Les annonces complètes seront rendues accessibles lors de la présentation officielle des conclusions.
Le contexte de l'orientation au lycée
L'orientation en fin de troisième et pendant le lycée reste un moment déterminant. Les élèves doivent choisir entre la voie générale, technologique ou professionnelle, puis affiner leur projet pour le baccalauréat.
La plateforme Parcoursup centralise les candidatures vers l'enseignement supérieur. Un rapport parlementaire récent la qualifie de progrès indéniable, tout en soulignant ses limites en tant qu'outil de régulation face à la massification de l'accès à l'université.
Les compétences partagées entre rectorats et régions
L'orientation relève d'une compétence partagée entre l'État, par le biais des rectorats, et les régions. Le plan Avenir, lancé à la rentrée 2025, organise notamment la formation des professeurs principaux de troisième.
Cette formation reçoit un accueil mitigé selon des syndicats de personnels de direction. Sa mise en place est disparate selon les académies.
Les enjeux de la réussite dans l'enseignement supérieur
La question de la capacité des universités à garantir l'excellence académique se pose dans un contexte financier tendu. Le Sénat a récemment préconisé de réfléchir aux droits d'inscription et à la transparence de l'allocation des moyens aux établissements.
Une étude de la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance analyse le lien entre le résultat obtenu au diplôme national du brevet et l'orientation en seconde. Ces travaux éclairent la manière dont les parcours se construisent dès la fin du collège.