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23 septembre 2026·Société & Débats

Postes bilingues vacants en Loire-Atlantique et Côtes-d'Armor

Par Carla Andrieux · Actualité éducative
Photo : Stéphanie Bazylak

L'AFB-EKB dénonce la non-attribution de postes bilingues français-breton vacants en Loire-Atlantique et à Caulnes (Côtes-d'Armor) à la rentrée 2026. Cinq postes restent non pourvus en Loire-Atlantique alors que trois enseignantes habilitées sont disponibles, privant une centaine d'élèves d'enseignement en breton.

La situation en Loire-Atlantique

En Loire-Atlantique, cinq postes d'enseignants bilingues français-breton demeurent vacants à la rentrée 2026.

Des enseignantes qualifiées non recrutées

Au moins trois enseignantes habilitées et disponibles ne sont pas recrutées par le rectorat de Nantes. Ces enseignantes disposent pourtant des qualifications nécessaires pour assurer l'enseignement en langue bretonne.

Des enseignants monolingues francophones sont nommés à leur place sur ces postes initialement prévus pour l'enseignement bilingue.

Une centaine d'élèves privés d'enseignement en breton

La non-attribution de ces postes prive environ cent élèves d'enseignement en breton. Ces élèves inscrits dans des filières bilingues ne peuvent suivre le cursus prévu.

Cette situation compromet la continuité pédagogique dans l'apprentissage de la langue régionale pour ces classes.

Le cas de Caulnes dans les Côtes-d'Armor

À Caulnes, commune des Côtes-d'Armor, l'absence d'enseignant bilingue fragilise gravement la filière locale.

Une filière menacée

Le poste bilingue vacant met en péril la pérennité de l'enseignement du breton dans cette commune. Sans enseignant habilité, la continuité de la filière bilingue ne peut être assurée.

Les familles ayant inscrit leurs enfants dans ce cursus se retrouvent dans l'incertitude quant à la poursuite de cet enseignement.

La position de l'AFB-EKB

L'association AFB-EKB dénonce fermement la gestion du rectorat de Nantes dans cette affaire.

Un non-respect de la loi Molac

L'AFB-EKB estime que ces décisions ne respectent pas la loi Molac, qui reconnaît et protège l'enseignement de la langue bretonne. Cette loi adoptée en 2021 vise à protéger et promouvoir les langues régionales.

L'association considère que le rectorat ne prend pas les mesures nécessaires pour appliquer les dispositions légales en vigueur.

Attente d'une réaction du président de Région

L'AFB-EKB exprime son mécontentement face au silence de Loïg Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne. L'association attend de lui une réaction publique et une intervention rapide.

Selon l'AFB-EKB, cette situation démontre les limites d'une Éducation nationale centralisée. L'association défend qu'une Bretagne réunifiée, dotée de compétences propres en matière d'enseignement, pourrait mieux garantir la transmission de la langue bretonne.

FAQ

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