Mobilisation au collège Jean-Moulin de Poitiers pour une famille menacée d'expulsion
Le 24 septembre 2026, une mobilisation s'est tenue devant le collège Jean-Moulin de Poitiers pour soutenir une famille angolaise de sept personnes dont cinq enfants scolarisés dans quatre établissements de la ville. Le rejet de leur demande d'asile entraîne la perte de leur emploi et de leur logement.
Une mobilisation à la sortie des cours
La mobilisation désigne l'action collective visant à soutenir une famille menacée d'expulsion après le rejet de sa demande d'asile.
Le déroulement de l'action du 24 septembre
Le jeudi 24 septembre 2026, à la sortie des cours, enseignants, associations et élus se sont rassemblés devant le collège Jean-Moulin de Poitiers. Une banderole a été déployée, des tracts distribués et plusieurs prises de parole organisées.
Claire Marionneau, enseignante au collège Jean-Moulin, explique l'objectif : « On a voulu alerter sur une situation d'injustice. » Elle souligne l'intégration réussie de la famille depuis deux ans.
Les établissements concernés
Les cinq enfants de la famille sont scolarisés dans quatre établissements de Poitiers : les lycées Aliénor-d'Aquitaine et Kyoto, le collège Jean-Moulin et l'école Pablo-Neruda.
Cette répartition illustre l'ancrage de la famille dans le système éducatif local depuis leur arrivée.
Le parcours de la famille angolaise
Le parcours correspond à la trajectoire d'une famille ayant fui l'Angola pour des raisons politiques et cherchant à s'installer en France.
Les décisions administratives successives
L'Office français de protection des réfugiés et apatrides a refusé le droit d'asile dès 2024. La Cour nationale du droit d'asile a confirmé ce rejet fin juillet 2026.
Ces deux refus successifs constituent ce que les manifestants appellent « la deuxième lame du couperet ».
L'intégration professionnelle et linguistique
Lucas, ancien professeur des écoles en Angola, et son épouse ont trouvé un emploi à l'hôtel Ibis de Poitiers-Sud. Le père est en CDI depuis un an dans cet établissement.
Les parents ont appris le français, notamment par la fréquentation de la médiathèque. Lucas s'exprime désormais avec aisance dans cette langue.
L'employeur va devoir se séparer des deux parents suite au rejet de la demande d'asile, selon les manifestants.
Les conséquences du rejet de la demande d'asile
Le rejet entraîne la perte immédiate du droit au logement et à l'emploi pour la famille.
L'urgence du logement
Le foyer Coallia de Poitiers qui accueille la famille ne pourra plus les héberger à la fin du mois de septembre 2026. Cette échéance constitue la première urgence.
L'association 100 pour 1 de la Vienne collecte des fonds défiscalisés pour permettre à la famille de payer un loyer. Les rassemblements de soutien servent à financer cette action.
La mobilisation prévue
Un second rassemblement est annoncé pour le samedi 3 octobre 2026 à 10 heures, place du Marché Notre-Dame à Poitiers.
Lucas exprime sa crainte principale : « C'est pour les enfants, quand il va commencer à faire froid et si on n'a pas de solution. »
Les actions de soutien engagées
Les actions de soutien regroupent les démarches entreprises par différents acteurs pour maintenir la famille sur le territoire.
Le recours de l'employeur
La responsable de l'hôtel Ibis de Poitiers-Sud s'est mobilisée, selon les manifestants. Elle aurait adressé un recours à la préfecture pour signaler que ce salarié est nécessaire dans une activité en tension.
La solidarité des établissements scolaires
Les quatre établissements où sont scolarisés les enfants se sont mobilisés dès cet été, avec le soutien d'associations et d'élus locaux. Le mouvement a pris de l'ampleur à la rentrée scolaire de septembre 2026.
Claire Marionneau souligne l'enjeu éducatif : « Les enfants ont appris le français, leur scolarité est maintenant en péril. »