Au lycée, le sport faisait baisser ses moyennes : le parcours d'Anaïs Duval
Anaïs Duval, 30 ans, trailleuse costarmoricaine, se lance dans son premier ultra-trail ce lundi 24 août 2026 sur la TDS, une épreuve de l'UTMB. Un parcours étonnant pour celle qui, au lycée, voyait ses moyennes chuter à cause du sport et multipliait les soirées festives avant de devenir l'une des figures du trail breton.
Un parcours lycéen marqué par le conflit entre études et pratique sportive
Anaïs Duval témoigne d'une période lycéenne où sport et résultats scolaires ne faisaient pas bon ménage. Au lycée, elle pratiquait l'équitation de manière intensive tout en sortant régulièrement, fumant et menant une vie sociale intense.
Ses moyennes en pâtissaient directement. Le temps consacré à son activité équestre et à sa vie personnelle laissait peu de place au travail scolaire, créant un déséquilibre difficile à gérer pour la jeune lycéenne.
L'équitation comme passion dominante
Cavalière investie, Anaïs Duval consacrait l'essentiel de son temps libre à l'équitation. Cette discipline exigeante nécessitait un engagement quotidien qui entrait en concurrence directe avec les exigences du lycée.
Cette période illustre une réalité vécue par de nombreux lycéens : la difficulté de concilier une passion sportive chronophage avec la charge de travail scolaire.
Une vie sociale prenante
Au-delà du sport, la jeune femme menait une vie sociale active, multipliant les sorties et adoptant des habitudes peu compatibles avec une hygiène de vie sportive de haut niveau.
La reconversion vers le trail : un nouveau départ
Plusieurs années après le lycée, Anaïs Duval a radicalement changé de trajectoire. Elle est devenue l'une des figures montantes du trail en Bretagne, abandonnant ses anciennes habitudes pour se consacrer pleinement à cette discipline.
Ce lundi 24 août 2026, elle prend le départ de la TDS (Traces des Ducs de Savoie) à Courmayeur, une épreuve de 145 kilomètres avec 9 500 mètres de dénivelé positif. C'est son premier ultra-trail.
Le grand saut dans l'ultra-distance
Pour Anaïs Duval, cette épreuve représente un saut dans l'inconnu : plus de 24 heures de course, une première nuit en course, des distances et un dénivelé jamais affrontés.
Elle confie retrouver l'excitation des débuts, celle qu'elle ressentait avant que le trail ne devienne une routine. Lors de sa reconnaissance du parcours en juillet avec Anne-Lise Le Quéré, elle se réveillait chaque heure tant elle avait hâte de repartir.
Courir pour soi plutôt que pour gagner
La trailleuse explique avoir parfois perdu de vue le plaisir initial de courir, focalisée sur la performance et les victoires. Ce premier ultra-trail la ramène à sa motivation première : vivre des aventures et aller loin.
Ce retour aux sources correspond davantage à ce qu'elle recherchait à ses débuts dans le trail, avant que la dimension compétitive ne prenne le dessus.
Un parcours inspirant pour les lycéens
Le témoignage d'Anaïs Duval montre qu'un parcours scolaire difficile ou des choix de vie décalés pendant le lycée ne déterminent pas l'avenir. Sa reconversion illustre la possibilité de se réinventer et de construire une carrière sportive même après des années d'errance.
Son histoire rappelle aussi que la conciliation entre études et sport intense reste un défi majeur pour de nombreux lycéens, particulièrement ceux qui s'investissent dans des disciplines chronophages.
Trouver son équilibre après le lycée
Le parcours de la trailleuse costarmoricaine démontre qu'il n'existe pas de chemin unique vers la réussite. Certains lycéens excellent dans la conciliation études-sport, d'autres trouvent leur voie plus tard.
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