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22 septembre 2026·Société & Débats

Grand Est : la Région dénonce le désengagement de l'État sur l'apprentissage

Par Estelle Schneider · Actualité éducative
Photo : lalsace.fr

Le 23 septembre 2026, la Région Grand Est a publié une prise de position ferme contre ce qu'elle considère comme un désengagement de l'État en matière de formation professionnelle et d'apprentissage. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions entre collectivités territoriales et gouvernement sur le financement des politiques d'emploi et de formation.

Un refus catégorique de la Région Grand Est

La Région Grand Est refuse de cautionner l'affaiblissement de ses politiques d'emploi. Cette position, rendue publique le 23 septembre 2026, marque une rupture dans le dialogue entre la collectivité et l'État sur les questions de formation et d'apprentissage.

Le contexte de la déclaration régionale

La Région Grand Est a exprimé son opposition frontale à ce qu'elle qualifie de désengagement de l'État. Cette prise de position concerne directement les dispositifs de formation professionnelle et d'apprentissage, deux compétences régionales majeures depuis les lois de décentralisation.

Les collectivités territoriales pilotent l'apprentissage et la formation professionnelle continue sur leur territoire. Elles financent les centres de formation et accompagnent les apprentis comme les demandeurs d'emploi.

Les enjeux de la formation professionnelle régionale

La formation professionnelle représente un levier essentiel pour l'emploi dans le Grand Est. Les centres de formation d'apprentis, les lycées professionnels et les organismes de formation continue dépendent largement des financements régionaux pour leur fonctionnement.

L'enseignement professionnel accueille les élèves dès la troisième, puis en CAP, baccalauréat professionnel ou mention complémentaire. Ces parcours alternent cours théoriques et périodes en entreprise.

Les implications pour les acteurs de terrain

Le désengagement dénoncé par la Région affecte directement les établissements de formation, les apprentis et les entreprises du territoire. Ces tensions budgétaires se répercutent sur l'ensemble du système de formation professionnelle du Grand Est.

Impact sur les centres de formation

Les centres de formation d'apprentis et les lycées professionnels du Grand Est fonctionnent grâce aux dotations régionales. Toute réduction de ces financements menace leur capacité d'accueil et la qualité des formations dispensées.

Les équipements pédagogiques, l'entretien des locaux et la rémunération des formateurs dépendent de ces budgets. Les établissements doivent adapter leur offre de formation aux besoins économiques locaux.

Conséquences pour les apprentis

Les jeunes en apprentissage bénéficient d'aides régionales : transport, hébergement, restauration ou équipement professionnel. Ces dispositifs facilitent l'accès à la formation pour tous les territoires du Grand Est, y compris les zones rurales.

Un apprenti suit à la fois des cours en centre de formation et un travail rémunéré en entreprise. Ce modèle d'alternance exige une coordination étroite entre tous les acteurs.

Le rôle des Régions dans la formation et l'emploi

Les Régions exercent depuis 2004 la compétence de droit commun en matière de formation professionnelle. Cette responsabilité s'est élargie progressivement, notamment avec la loi de 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel.

Compétences régionales en matière de formation

La Région élabore le contrat de plan régional de développement des formations et de l'orientation professionnelles. Elle finance les formations des demandeurs d'emploi, gère les lycées professionnels et soutient l'apprentissage sur son territoire.

Elle définit également la carte des formations professionnelles initiales. Cette carte détermine quels diplômes sont préparés dans quels établissements du territoire régional.

Relations entre État et Régions

L'État conserve la responsabilité de la réglementation des diplômes, des référentiels de formation et de l'inspection pédagogique. Il définit également le cadre national de l'apprentissage et de la formation professionnelle.

Cette répartition des compétences nécessite une coordination permanente. Les tensions budgétaires actuelles révèlent les fragilités de ce système partagé entre différents niveaux de collectivités.

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