Fausse alerte intrusion au lycée Bourdelle de Montauban
Le vendredi 4 septembre 2026, le lycée Antoine-Bourdelle de Montauban a vécu une matinée sous très haute tension. Un appel anonyme reçu vers 10 h 15 par la police municipale signalait la présence d'un ancien élève armé à l'intérieur de l'établissement. Après vérification, il s'agissait d'un canular.
L'alerte donnée en milieu de matinée
Vers 10 h 15, la police municipale de Montauban reçoit un appel anonyme. Le message est précis : un ancien élève serait entré dans le lycée Antoine-Bourdelle, armé, et aurait effectué des tirs de sommation.
L'information remonte immédiatement. Le préfet Sébastien Cauwel et le Directeur académique des services de l'Éducation nationale Cyril Le Normand sont prévenus. La municipalité de Montauban, via l'élue de permanence Nathalie Centomo, puis le maire, suivent la situation minute par minute.
Déploiement policier et confinement des élèves
Plusieurs véhicules de police municipale foncent vers le boulevard Édouard-Herriot. Des motards et la police nationale les rejoignent. Un témoin installé dans le parc de la Roseraie, en face du lycée, raconte avoir entendu les sirènes hurler avant l'arrivée de trois voitures, suivies de motards et de la police nationale.
À 10 h 35, l'alarme intrusion retentit dans tout l'établissement. Les élèves et les enseignants appliquent le protocole de sécurité : confinement dans les salles de classe, mise à l'abri sous les bureaux.
Plus d'une vingtaine de policiers pénètrent dans le lycée. Un maître-chien participe aux premières vérifications. Les bâtiments B et D sont fouillés méthodiquement. L'escalier central du bâtiment B est bloqué pour éviter toute fuite.
Parents et élèves dans l'attente
Devant les grilles, l'inquiétude monte. Des parents, alertés par la révélation de La Dépêche, se déplacent sur place. Les élèves non confinés tentent de se protéger de la chaleur et communiquent par téléphone avec leurs proches.
Les rumeurs circulent. Les visages sont fermés. L'attente dure jusqu'à ce que les autorités laissent entendre, vers 11 heures, qu'il pourrait s'agir d'une fausse alerte.
Confirmation du canular
La proviseure du lycée, Marie-Thérèse De Oña, sort de l'établissement escortée par trois policiers. Elle confirme : aucun intrus n'a été trouvé. Les fouilles n'ont rien donné.
Elle se rend ensuite au commissariat, loin du tumulte, pour être entendue. Le lycée Antoine-Bourdelle, l'un des plus importants en effectifs de l'académie de Toulouse, a vécu une matinée de tension pour un appel qui s'est révélé être un canular.
Le protocole alerte intrusion dans les lycées
Chaque établissement scolaire dispose d'un plan particulier de mise en sûreté. En cas d'alerte intrusion, les élèves et personnels se confinent dans les salles, fenêtres fermées, portes verrouillées. Les consignes sont de se mettre à l'abri, de ne pas sortir, et d'attendre les instructions des forces de l'ordre.
Ce type d'exercice est organisé régulièrement dans les collèges et lycées. L'objectif : préparer la communauté éducative à réagir rapidement en cas de menace réelle.
Les appels malveillants constituent une infraction pénale. Ils mobilisent des moyens humains et matériels importants, créent un climat de peur, et perturbent le fonctionnement de l'établissement.