Bac de français 2026 : les sujets tombés le 11 juin et le format des épreuves
Une épreuve pour 529 876 candidats
Le jeudi 11 juin 2026, de 8h à 12h, les élèves de première des voies générale et technologique ont passé l'épreuve écrite anticipée de français. Quatre heures, coefficient 5.
Ils étaient 529 876 à composer, avant l'épreuve anticipée de mathématiques du lendemain. L'oral, également de coefficient 5, s'est tenu à partir du 22 juin.
Les sujets tombés le 11 juin 2026
Coefficients et notation
Méthode du commentaire et de la dissertation
Le déroulé exact de l'oral
En cas d'absence
Les sujets tombés le 11 juin 2026
Voie générale : commentaire ou dissertation
Les candidats de la voie générale avaient le choix entre deux exercices. Le commentaire de texte portait sur l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle », avec un extrait de Histoire de Madame de Montbrillant de Louise d'Épinay.
Le choix de cette femme de lettres du XVIIIe siècle, longtemps peu présente dans les programmes, s'inscrit dans une visibilité accrue donnée aux écrivaines dans les sujets récents.
La dissertation portait entièrement sur la poésie du XIXe au XXIe siècle, avec trois sujets au choix, un par œuvre au programme.
- Arthur Rimbaud, Cahier de Douai : la révolte comme voie d'émancipation
- Francis Ponge, La Rage de l'expression : la figure du poète « mécanicien »
- Hélène Dorion, Mes forêts : la forêt comme personnage vivant
Cette configuration est habituelle : elle permet à chaque candidat de traiter l'œuvre effectivement étudiée dans sa classe.
Voie technologique : commentaire ou contraction et essai
Le format diffère en voie technologique. Les candidats choisissaient entre un commentaire de texte et un exercice en deux temps, contraction de texte puis essai.
Le commentaire portait sur un extrait de Gabrielle d'Émile Augier, drame en vers de 1849. Il s'agit d'un texte hors programme, ce qui n'exige aucune connaissance préalable de l'œuvre.
La contraction et l'essai portaient au choix sur La Boétie ou Fontenelle. La contraction est notée sur 10 points et l'essai sur 10.
Coefficients et notation
Le poids réel de l'épreuve
L'écrit compte pour un coefficient 5, l'oral également, soit 10 sur les 100 coefficients du baccalauréat. Le français représente donc 10 % de la note finale, davantage que la philosophie en voie générale, dont le coefficient est de 8.
Les élèves de première générale jouent ainsi un dixième de leur diplôme un an avant la terminale.
Ce qui n'existe pas
Une précision utile, car des informations contraires circulent. Aucun barème public ne répartit les points de l'écrit entre compréhension, argumentation et langue, et aucun plafond chiffré de pénalité pour les fautes n'a été publié.
Depuis 2026, la qualité rédactionnelle entre dans la note de toutes les épreuves du baccalauréat, mais sans grille chiffrée diffusée. De même, aucune statistique publique ne donne la moyenne nationale ni la distribution des notes à cette épreuve.
Méthode du commentaire et de la dissertation
Gérer les quatre heures
Une répartition qui a fait ses preuves consiste à consacrer environ une heure à l'analyse et au plan, puis deux heures et demie à la rédaction, en gardant une demi-heure pour la relecture.
Pour le commentaire, la première phase sert à repérer les procédés et à formuler une problématique. Pour la dissertation, elle sert aussi à rassembler des exemples précis, tirés de l'œuvre au programme et de lectures personnelles.
Les erreurs les plus fréquentes
- La paraphrase, qui reformule le texte au lieu de l'analyser
- Le plan non apparent, sans annonce ni transitions
- Les citations non expliquées, juxtaposées sans commentaire
- Le hors-sujet, quand la problématique s'écarte de l'énoncé
S'entraîner sur des sujets d'annales en conditions réelles reste le meilleur préparatif. Les élèves de première technologique ont intérêt à travailler spécifiquement la contraction, exercice technique où la règle du nombre de mots est stricte.
Le déroulé exact de l'oral
Trente minutes de préparation, vingt minutes de passage
L'oral se tient devant un seul examinateur, à partir du 22 juin. Il comprend 30 minutes de préparation puis 20 minutes de passage, soit 50 minutes au total, pour une note sur 20.
Contrairement à une idée répandue, le candidat ne tire pas son texte au sort : c'est l'examinateur qui choisit un extrait parmi les textes du descriptif, et qui indique par écrit le passage retenu ainsi que la question de grammaire.
Deux parties, 12 points puis 8 points
La première partie dure environ 12 minutes et vaut 12 points. Elle comprend la lecture à voix haute du texte, notée 2 points, l'explication linéaire, puis une question de grammaire portant sur un passage de l'extrait, notée 2 points.
La seconde partie dure environ 8 minutes et vaut 8 points. Le candidat présente une œuvre qu'il a lui-même choisie parmi celles étudiées dans l'année, explique les raisons de ce choix, puis dialogue avec l'examinateur.
La question de grammaire est souvent négligée alors qu'elle représente des points faciles à sécuriser.
Le descriptif
Le descriptif est établi par le professeur de français et récapitule les textes et œuvres étudiés dans l'année, répartis en quatre objets d'étude.
Il compte de 16 à 20 textes en voie générale, et de 12 à 16 en voie technologique. Le candidat doit pouvoir expliquer n'importe lequel d'entre eux.
En cas d'absence
Il n'existe pas de rattrapage pour les épreuves anticipées de français. En revanche, un candidat empêché pour un motif reconnu peut se présenter à la session de remplacement, organisée en septembre.
Pour 2026, l'épreuve écrite anticipée de français de remplacement était fixée au 10 septembre.
Vous préparez vos épreuves anticipées ? Retrouvez les fiches et exercices par matière sur la page première générale.