Blocage au lycée Jacques Brel à La Courneuve : interpellation d'un élève
Le 23 septembre 2026, les lycéens de l'établissement Jacques Brel à La Courneuve ont organisé un rassemblement pour dénoncer leurs conditions d'études et la sélection sociale. L'intervention de la police a conduit à l'interpellation d'un élève, provoquant la réaction de l'intersyndicale FSU-CGT-SUD de l'établissement.
I. Une mobilisation pacifique des lycéens
1. Les revendications portées par les élèves
Les lycéens et lycéennes de Jacques Brel se sont rassemblés massivement ce mercredi 23 septembre pour exprimer leurs préoccupations. Leurs pancartes témoignaient de revendications claires : « occupez-vous du viol, pas du voile » ou encore « c'est pas parce qu'on peut pas voter qu'on peut pas s'exprimer ».
Les élèves ont dénoncé la dégradation de leurs conditions d'études et la sélection sociale renforcée par Parcoursup. Ils ont également protesté contre la stigmatisation des élèves de confession musulmane.
2. Un rassemblement qualifié de pacifique
Selon le communiqué intersyndical, le rassemblement s'est déroulé pacifiquement. Quelques pétards ont été lancés, mais l'événement est resté non-violent dans son ensemble.
Cette mobilisation s'inscrit dans une tradition de prise de parole lycéenne, souvent peu entendue par les autorités éducatives et politiques.
« Nos élèves doivent pouvoir s'exprimer et se mobiliser sans avoir à craindre d'être brutalement réprimé⋅es. »
II. L'intervention policière et ses conséquences
1. Une interpellation dénoncée par l'intersyndicale
L'intervention de la police a abouti à l'interpellation d'un élève du lycée. Cette interpellation est qualifiée d'arbitraire par les organisations syndicales présentes dans l'établissement.
L'intersyndicale FSU-CGT-SUD dénonce avec vigueur cette réponse répressive à une mobilisation légitime. Les syndicats refusent que les élèves soient considérés comme une menace lorsqu'ils se mobilisent pour leurs revendications.
2. Une liberté d'expression remise en question
Le communiqué syndical appelle à laisser les jeunes s'exprimer. Il rappelle que les lycéens, même s'ils n'ont pas le droit de vote, conservent le droit de manifester leurs opinions.
Cette situation soulève la question du traitement réservé aux mobilisations lycéennes en Seine-Saint-Denis, département où les établissements scolaires font face à des difficultés structurelles importantes.
L'essentiel
- Mobilisation du 23 septembre : les lycéens de Jacques Brel à La Courneuve se sont rassemblés pacifiquement pour dénoncer leurs conditions d'études et la sélection sociale.
- Interpellation d'un élève : l'intervention policière a conduit à l'arrestation d'un lycéen, qualifiée d'arbitraire par l'intersyndicale FSU-CGT-SUD.
- Revendications des élèves : amélioration des conditions d'études, fin de la sélection sociale via Parcoursup, et dénonciation de stigmatisations religieuses.
- Appel syndical : les organisations demandent que les lycéens puissent s'exprimer sans craindre la répression.