Non-affectation au lycée après la cyberattaque de Toulouse
Trois mois après le dépôt de son dossier d'affectation et deux semaines après la rentrée, Nathan, 16 ans, est toujours sans lycée à Toulouse. Sa famille met en cause les conséquences de la cyberattaque qui a touché l'académie de Toulouse en août et paralysé ses systèmes informatiques.
Une affectation bloquée depuis juin
Le cas de Nathan illustre les difficultés d'affectation en lycée professionnel lorsque les démarches administratives se heurtent à des dysfonctionnements techniques.
Un dossier déposé dès le mois de juin
La famille de Nathan a déposé le dossier d'affectation le 15 juin. L'instructeur l'a déclaré complet le 9 juillet.
Le 17 juillet, l'administration indiquait attendre les réponses de certains établissements qui n'avaient pas pu participer à la commission. Une réponse rapide était annoncée.
Quelques jours plus tard, la famille a été invitée à patienter jusqu'à la reprise du service, prévue le 24 août. Entre-temps, la cyberattaque contre l'académie de Toulouse est venue perturber le fonctionnement des services.
Trois lycées sollicités, aucune place obtenue
Le lundi 14 septembre, quinze jours après la rentrée scolaire, les parents ont appris qu'aucune place n'était disponible dans les trois lycées demandés.
- Lycée Raymond Naves : Toulouse
- Lycée Bellevue : Toulouse
- Lycée Gabriel Péri : Toulouse
La formation visée est une terminale bac pro métiers du commerce et de la vente.
Les conséquences de la cyberattaque du 19 août
La cyberattaque subie par l'académie de Toulouse le 19 août a entraîné la mise à l'arrêt des messageries et applications métiers des personnels de l'Éducation nationale.
Des systèmes informatiques paralysés
La sécurisation est toujours en marche depuis la fin du mois d'août. Les messageries et outils de gestion des dossiers restent perturbés.
Les familles concernées par des dossiers d'affectation en cours se retrouvent sans interlocuteur joignable ni possibilité de suivre l'avancement de leur demande.
Des victimes collatérales
Les parents de Nathan estiment être des victimes collatérales de cette attaque. Ils soulignent le caractère exceptionnel de la situation, tout en exprimant leur inquiétude face à l'absence de solution concrète.
Contactée, l'inspection académique n'a pas donné suite à la demande de la famille.
Le retour souhaité dans l'enseignement public
La famille de Nathan exprime clairement son souhait de voir son fils étudier dans un lycée public pour terminer son baccalauréat.
Un parcours bouleversé par un déménagement
Le déménagement de la famille à Saint-Jean durant l'été 2025 avait déjà perturbé la scolarité de Nathan. Faute de place dans un lycée public à cette période, il avait été inscrit à l'Issec Pigier Toulouse pour sa première.
Cette inscription dans un établissement privé était présentée comme une solution provisoire. Nathan souhaitait revenir dans l'enseignement public pour sa terminale.
Une attente qui se prolonge
Depuis la rentrée, Nathan reste chez lui, sans cours et sans établissement. La famille déplore d'être renvoyée au point de départ à chaque échéance.
Une longue lettre a été adressée au directeur académique des services de l'éducation nationale de la Haute-Garonne. Elle est restée sans réponse.
L'essentiel
- Nathan, 16 ans : attend une place en terminale bac pro métiers du commerce et de la vente à Toulouse depuis le dépôt de son dossier le 15 juin
- Trois lycées sollicités : Raymond Naves, Bellevue et Gabriel Péri, aucune place disponible annoncée le 14 septembre
- Cyberattaque du 19 août : a paralysé les messageries et applications métiers de l'académie de Toulouse
- Conséquence : la famille se considère comme victime collatérale de la paralysie des services administratifs
- Situation actuelle : l'élève est toujours sans établissement deux semaines après la rentrée, l'inspection académique n'a pas répondu